Depuis longtemps, données graphiques du cadastre rimaient avec fichiers EDIGEO-PCI de la DGFiP. Avec la disponibilité de la BD Parcellaire de l’IGN, cet état de fait est amené à évoluer et certains d’entre vous nous ont demandé de pouvoir charger ces données en lieu et place de celles de la DGFiP.
Cela est maintenant possible et il s’agit d’une des évolutions majeures de l’outil de chargement.
L’intérêt
Au moins deux raisons peuvent pousser les collectivités à utiliser les données graphiques de la BD Parcellaire plutôt que celles fournies par la DGFiP.
La première est l’absence de PCI-vecteur sur tout ou partie du territoire. Sans PCI-vecteur, jusqu’ici, il n’était pas possible d’exploiter le SIG. Avec la BD Parcellaire, même sur les zones où le cadastre numérique est encore en raster, l’IGN livre des informations utilisables. Même si le cadastre n’a pas été vectorisé, la BD Parcellaire contient les localisants des parcelles (un point dans chaque parcelle), ainsi que les contours des sections et des communes. Il est ainsi possible de lier ces informations graphiques avec les données littérales issues des fichiers MAJIC.

La seconde raison qui peut pousser une Collectivités à utiliser la BD Parcellaire plutôt que le PCI tient de la recherche d’une cohérence cartographique entre les couches du cadastre et les autres couches du SIG. La BD Parcellaire étant l’une des composantes du RGE celle-ci se calle parfaitement sur la BD Topo, la BD Ortho et la BD Adresse.

Ce calage parfait des différentes couches de données ouvre de nouvelles perspectives d’exploitation du cadastre. Le croisement des données et les analyses spatiales deviennent plus précis et la communication de vos résultats est plus parlante pour vos lecteurs ; vous pouvez tirer plus de bénéfices de votre cadastre qu’auparavant.
L’utilisation
L’import des données passe par l’indication des chemins d’accès aux fichiers de la BD Parcellaire à l’outil d’import des données cadastrales. Ces fichiers doivent être des fichiers de forme ESRI.
En fonction des fichiers qui vous ont été livrés par l’IGN, vous pouvez les sélectionner dans l’outil :
| Fichier de forme |
Obligatoire |
Observation |
| Commune |
Oui |
il s’agit de la couche du contour des communes |
| DivCad |
Oui |
cette couche contient les divisions cadastrales (sections) |
| Localisant |
Oui |
la couche qui intègre les points inclus dans chacune des parcelles de votre territoire |
| Parcelle |
Non |
les données vectorielles des parcelles qui sont numérisées sur votre territoire |
| Bâtiment |
Non |
la couche avec le bâti (dur et léger) |

Vous devrez ensuite obligatoirement indiquer :
- La géodatabase dans laquelle vous voulez charger les données
- Le Code Direction de la DGFiP. La majorité du temps, ce code est 0.
- Le Préfixe de Lot est l’identifiant de votre import. Sa saisie vous permettra, lors des prochains imports soit d’écraser les anciennes données (en entrant le même Préfixe de Lot que précédemment) soit d’historiser les données (en entrant un nouveau Préfixe de Lot).
- La taille des localisants de parcelles qui sera la taille en mètre des côtés du carrés créé autour de chaque localisant ponctuel de la BD Adresse.
Le résultat
L’import des données ne prend que quelques minutes. Au final, votre géodatabase est chargée des données cadastrales de la BD Parcellaire. Ces données sont prêtes à être exploitées avec ArcGIS.
Pour cela, vous pouvez continuer à utiliser le template de MXD proposé sur le site.
Si vous souhaitez afficher les planches raster fournies par l’IGN, vous pouvez soit utiliser un catalogue d'images, soit construire une mosaïque qui sera plus performante en vitesse d'affichage.
Le fonctionnement
L’outil d’import des données cadastrales charge les données dont vous disposez et les adapte au modèle de données Cadastre d’arcOpole. Pour cela, il travaille sur les couches que vous indiquez dans l’interface de paramétrage de l’import.
Eventuellement, si la géodatabase n’est pas dans le même système de projection que les données qui vous ont été livrées par l’IGN, l’outil de chargement les reprojettera en utilisant les algorithmes d’ArcGIS.
Les données géographiques sont chargées dans les couches suivantes :
| Fichier de forme |
Table de chargement |
| Commune |
EDI_COMM |
| DivCad |
EDI_SECTIO |
| Localisant |
EDI_PARC |
| Parcelle |
| Bâtiment |
EDI_BATI |
Note sur l’import des parcelles :
La couche des localisants contient un point situé dans chacune des parcelles de votre territoire. Pour être conforme au modèle de données Cadastre, ces points sont transformés en carrés dont vous définissez la taille dans l’interface de paramétrage de l’import. Ces carrés sont chargés dans la couche des parcelles.
Les deux couches PARCELLE et LOCALISANT livrées par l’IGN contiennent des parcelles. Dans le cas où vous disposez de la BD Parcellaire vecteur, l’outil commence par charger la couche PARCELLE pour disposer du contour des parcelles là où il est disponible. Ensuite, seules les parcelles qui n’existent pas déjà dans la base sont chargées à partir de la couche LOCALISANT.
Vous disposez ainsi toujours des informations les plus détaillées dans votre base de données.
