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Témoignage Agglopolys - planification des travaux sur l'espace public

Publié le 18 décembre 2023 par Marie Tanneau

Logo d'Agglopolys

Découvrez le témoignage de Nathalie Malidin, administratrice SIG au service des données géographique de la communauté d'agglomération de Blois. Elle nous présente le projet de planification des travaux sur l'espace public en place à l'agglomération.


Agglopolys, la communauté d'agglomération de Blois, située en Loir-et-Cher (41), regroupe 43 communes autour de Blois qui est la ville centre de 50 000 habitants.

La cellule SIG, composée de deux administrateurs, est rattachée au Directeur du Numérique. Responsable du SIG de A à Z, de la gestion des serveurs jusqu'à l'applicatif final, et multi-mutualisée, elle met en place les outils SIG en réponse aux besoins de l'ensemble des services de la Ville de Blois, de la communauté d'agglomération de Blois et du CIAS : applications cartographiques pour la gestion des données métiers, tableaux de bord comme outil d'aide à la décision, formulaires pour collecter des données de recensement ou encore déploiement de la technologie mobile pour collecter et mettre à jour les données sur le terrain…


Nathalie, à la communauté d’agglomération de Blois, il y a un outil à connotation cartographique d’information sur la planification des travaux réalisés sur l’espace public … une initiative du service SIG ?

La réalisation oui, mais initialement la demande émane du Directeur Général des Services. La commande est de produire les plannings annuels prévisionnels des travaux réalisés sur l’espace public tout en apportant la dimension cartographique pour visualiser les opérations sur le territoire.

Un double objectif donc avec un enjeu fort : gagner en productivité et en qualité de la donnée. En effet, en plus d'apporter la dimension cartographique, la commande est plus précisément d'automatiser le travail existant sur la production des plannings annuels des travaux, tâche de synthèse réalisée jusqu'alors manuellement et par conséquent très chronophage pour les services et source d'erreurs. L'idée est que cette tâche laborieuse devienne instantanée et fiable, permettant aux services de se concentrer sur des aspects plus stratégiques de leur travail.


Et les différents services concernés ont tous adhéré ? car beaucoup sont concernés non ?

En fait, ils géraient déjà leurs travaux à partir de leur tableur mais chacun à sa manière, avec un format de tableur différent … or le besoin est d’avoir la vision complète, cohérente et à jour sur tout le territoire.

Le parti a été pris d’impacter à minima le fonctionnement de chaque service, de dégager la trame commune qui a servi de base pour la création homogène des plannings et de la carto tout en conservant les spécificités de chacun. En complément, et c’est vraiment là l’effort nécessaire, chacun doit tracer « l’objet travaux » dans le SIG sous forme de point, ligne ou polygone selon la spécificité de l'opération.

Pour faire adhérer les services, nous avons travaillé par phase : on a commencé par tester les outils développés auprès des services Etudes et Travaux de la Ville et de l'agglo pendant environ un trimestre, ce qui nous a permis de finaliser les tests utilisateurs et de lever quelques cas d'usages à corriger. Après ces tests concluants, le projet a été validé en comité de Direction et nous avons pu élargir aux autres directions en charge des travaux (Cycle de l'eau, Chauffage urbain, Gestion réglementaire du domaine public, …). Tous les services se sont vraiment impliqués, ils ont joué le jeu ce qui a permis d'adapter au mieux les outils à leurs besoins car pour une analyse des besoins efficace, il faut des utilisateurs coopérants.


Alors, niveau outils, il y a les tableurs sur Libre Office et ensuite ?

Le premier gros travail a été effectivement sur les tableurs Libre Office avec une phase pour uniformiser les fichiers et bien structurer la donnée en formatant les données attributaires, mais aussi tout le travail pour faciliter la saisie par les agents : des macros pour préremplir certaines cellules, dont un identifiant généré automatiquement à chaque ajout d'une nouvelle ligne, des mises en forme conditionnelles pour alerter sur des erreurs éventuelles, …

Puis il y a la saisie des données spatiales, les « objets travaux » à travers une application arcOpole Builder, à ce stade, les agents tracent juste l'emprise et copient-collent l'identifiant généré automatiquement dans le fichier Libre Office.

Il a bien sûr été nécessaire d'écrire des scripts pour alimenter les « objets travaux » à partir des informations présentes dans les fichiers Libre Office et c'est là le vrai challenge ! Libre Office est notre source de données ! En réalité, il y a toute une série de traitements pour prendre en compte les fortes contraintes qu'on s'est imposées pour respecter la méthode de travail initiale de chaque service.

Enfin, directement dans l’application arcOpole Builder, on accède à :

  • La génération des rapports de planning des travaux avec le widget rapport.
  • Le tableau de bord (ArcGIS Dashboard) de suivi des travaux, qui est dédié aux décideurs.

On répond ainsi à la commande


Nathalie, niveau satisfaction … ça donne quoi ?

C’est satisfaisant et encourageant.

Les services gestionnaires ont conservé leur fonctionnement : ils continuent le suivi de leurs travaux avec leur tableur et ils ont juste une approche carto en plus. Tout le reste est alimenté automatiquement par les scripts, donc plus de perte de temps pour la production des plannings annuels.

La direction de la communication peut produire une information mensuelle à destination de nos citoyens, tâche que l'on a également automatisée.

Les élus et directeurs peuvent suivre tout le dispositif, l’enjeu reste de bien promouvoir la solution et de généraliser son utilisation


En résumé, une commande, un livrable avec la satisfaction d'une réalisation interne en s'appuyant uniquement sur les outils à notre disposition. Pour la suite, de nouvelles pistes de réflexions sont en cours pour améliorer l'outil et intégrer de nouvelles directions avec de nouveaux besoins …



Merci à Nathalie Malidin pour ce beau retour d'expérience !